herb1Gérer d'une manière rationnelle les ressources naturelles d'un pays, signifie à priori une évaluation précise du bilan du patrimoine naturel, de l'habitat d'origine animale ou végétale, des espèces indigènes, endémiques, rares, menacées d'extinctions ou envahissantes. Cette biodiversité implique l'établissement d'un inventaire le plus exhaustif possible.

 

Or toutes les études antérieures ou actuelles sur la flore des Comores convergent sur le fait que celle-ci demeure peu connue. Les plus récentes études montrent qu’elle est très menacée de disparition en raison d’une forte pression anthropique due d'une part à la demande incessante des terres cultivables et à la diversification de l'utilisation du bois et d’autre part à l’introduction et au développement de certaines espèces exotiques sous formes des pestes végétales. Déjà en 1990 Pierre VÉRIN tire cette sonnette d’alarme: “Aujourd’hui les formations secondaires n’existent que sous formes des lambeaux résiduels qui reculent  sans arrêt devant la hache du bûcheron et le feu du défricheur ” (VÉRIN, 1990).

Ainsi avoir une Bibliothèque de référence comportant l’ensemble des espèces végétales  existantes aux Comores contribuera à son étude, sa conservation ; sa protection et  son exploitation de manière rationnelle.